Il est venu. Il a peut être laissé des traces, son odeur se trouve peut être parmi toute cette paperasse. A-t-il laissé un mot quelque part, une note annonçant son départ ? Il est venu. Il ne m'avait rien dit, pure coïncidence qu'il se soit trahi. Les mots sont sortis plus vite que la pensée et au grand jour je l'ai alors démasqué. Ce n'est pas grave, il avait le droit de s'égarer, il semble même qu'il se soit amusé. Pour ma part, j'en suis heureuse. Tout d'abord j'étais un peu frileuse, cette idée ne me réjouissait pas, mais au final je me suis dit « pourquoi pas ? ». Et nous y voici, à essayer de distinguer le joyeux du ravi. Je ne sais pas trop ce que ces mots veulent dire, ou même si ces phrases pourront se finir. Mais il me comprendra peut être, ce si joli poète. Sinon, ce ne sera qu'un autre texte sans queue ni tête.
Pour un être original, il fallait quelque chose d'anormal.






